Les masques africains kifwebe occupent une place centrale dans les traditions des peuples Luba et Songye, en République démocratique du Congo.
Ces masques d'art tribal, portés lors de cérémonies magico-religieuses ou festives, sont associés à la société masculine Bwadi Bwa Kifwebe, chargée de maintenir l’ordre social et moral. Ils se distinguent par leur décor linéaire, alternant stries blanches et noires, et sont souvent accompagnés d’un long costume et d’une barbe en fibres végétales.
Parmi les variantes les plus remarquables figurent les masques zoomorphes, notamment ceux représentant un hibou, animal présent dans l’iconographie Luba. Ces masques, bien que plus rares, partagent les mêmes caractéristiques stylistiques que les kifwebe classiques : visage vertical, strié, et pigments contrastés. Leur utilisation s’inscrit dans un cadre rituel, lié aux rites funéraires, aux initiations des jeunes hommes, ou encore aux cérémonies d’intronisation des chefs.
Le hibou, symbole de sagesse et de connaissance dans de nombreuses cultures, pourrait ici évoquer la capacité à percevoir l’invisible et à protéger la communauté.
Chez les Luba, les masques kifwebe sont avant tout des instruments de guérison et de protection, tandis que chez les Songye, ils jouent aussi un rôle dans la régulation sociale et la lutte contre la sorcellerie. Leur pouvoir est renforcé par leur lien avec les ancêtres et les forces spirituelles, faisant de chaque masque un objet à la fois sacré et politique.
Fiche technique
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Les masques africains kifwebe occupent une place centrale dans les traditions des peuples Luba et Songye, en République démocratique du Congo.
Ces masques d'art tribal, portés lors de cérémonies magico-religieuses ou festives, sont associés à la société masculine Bwadi Bwa Kifwebe, chargée de maintenir l’ordre social et moral. Ils se distinguent par leur décor linéaire, alternant stries blanches et noires, et sont souvent accompagnés d’un long costume et d’une barbe en fibres végétales.
Parmi les variantes les plus remarquables figurent les masques zoomorphes, notamment ceux représentant un hibou, animal présent dans l’iconographie Luba. Ces masques, bien que plus rares, partagent les mêmes caractéristiques stylistiques que les kifwebe classiques : visage vertical, strié, et pigments contrastés. Leur utilisation s’inscrit dans un cadre rituel, lié aux rites funéraires, aux initiations des jeunes hommes, ou encore aux cérémonies d’intronisation des chefs.
Le hibou, symbole de sagesse et de connaissance dans de nombreuses cultures, pourrait ici évoquer la capacité à percevoir l’invisible et à protéger la communauté.
Chez les Luba, les masques kifwebe sont avant tout des instruments de guérison et de protection, tandis que chez les Songye, ils jouent aussi un rôle dans la régulation sociale et la lutte contre la sorcellerie. Leur pouvoir est renforcé par leur lien avec les ancêtres et les forces spirituelles, faisant de chaque masque un objet à la fois sacré et politique.