Cette petite figure équestre africaine en alliage cuivreux appartient à la famille des amulettes de cavalier connues dans la littérature sous le nom de Putchu Guinadji, principalement documentées dans la région Kotoko du bassin du lac Tchad, entre le nord du Cameroun et les territoires voisins du Tchad et du Nigeria. Les recherches récentes recommandent une attribution géographique à la région Kotoko plutôt qu'une désignation strictement ethnique, ces objets ayant également circulé parmi plusieurs populations voisines.
Réalisée selon le procédé de la fonte à la cire perdue, la statuette développe une silhouette compacte où cheval et cavalier forment une composition presque indissociable. Les jambes effilées de la monture, les volutes puissantes et les motifs spiralés ou striés donnent à l'ensemble une remarquable densité graphique.
L'expression Putchu Guinadji dérive probablement du fulfulde puccu ginnaaji, littéralement « cheval des génies/esprits ».
Ces cavaliers étaient employés comme amulettes protectrices et thérapeutiques, notamment dans le traitement de troubles attribués à la possession spirituelle. Leur signification iconographique précise demeure toutefois débattue : le cavalier peut être compris comme un esprit, un guerrier protecteur ou l'agent chargé de maîtriser celui-ci.
Fiche technique
Cette petite figure équestre africaine en alliage cuivreux appartient à la famille des amulettes de cavalier connues dans la littérature sous le nom de Putchu Guinadji, principalement documentées dans la région Kotoko du bassin du lac Tchad, entre le nord du Cameroun et les territoires voisins du Tchad et du Nigeria. Les recherches récentes recommandent une attribution géographique à la région Kotoko plutôt qu'une désignation strictement ethnique, ces objets ayant également circulé parmi plusieurs populations voisines.
Réalisée selon le procédé de la fonte à la cire perdue, la statuette développe une silhouette compacte où cheval et cavalier forment une composition presque indissociable. Les jambes effilées de la monture, les volutes puissantes et les motifs spiralés ou striés donnent à l'ensemble une remarquable densité graphique.
L'expression Putchu Guinadji dérive probablement du fulfulde puccu ginnaaji, littéralement « cheval des génies/esprits ».
Ces cavaliers étaient employés comme amulettes protectrices et thérapeutiques, notamment dans le traitement de troubles attribués à la possession spirituelle. Leur signification iconographique précise demeure toutefois débattue : le cavalier peut être compris comme un esprit, un guerrier protecteur ou l'agent chargé de maîtriser celui-ci.