Les poids à peser l’or Akan, appelés mram ou ahindra-yobwe en langue Twi, réputés dans l'art d'Afrique de l'Ouest sont bien plus que de simples instruments de mesure : ils constituent un patrimoine culturel et symbolique unique en Afrique de l’Ouest.Ces petites figurines en laiton ou en bronze, utilisées du XVe au début du XXe siècle, servaient à peser la poudre d’or, monnaie d’échange majeure dans les royaumes Akan (Ashanti, Baoulé, Fanti, etc.), situés principalement au Ghana et en Côte d’Ivoire.
Leur précision, souvent inférieure à 2,5 onces, témoigne d’un savoir-faire artisanal remarquable, étalonné à partir de graines d’Abrus precatorius.
Ce qui rend ces objets exceptionnels, c’est leur double fonction : pratique et symbolique. Chaque poids représente un élément de la vie quotidienne, de la nature ou de la mythologie Akan – animaux, plantes, outils, scènes de la vie sociale, ou encore symboles adinkra.
Ils forment ainsi un véritable « musée miniature », illustrant les valeurs, les proverbes et les récits fondateurs de la société.
Par exemple, un poids en forme de crocodile peut évoquer la patience, tandis qu’une figure humaine assise rappelle l’importance de la sagesse et de la délibération collective. Les Akan sont particulièrement célèbres pour ces objets car leur système économique reposait sur l’or, ressource abondante dans la région.
Les poids, conservés dans des étuis de cuir ou de tissu appelés dja, étaient bien plus que des outils commerciaux : ils étaient des marqueurs de statut, des objets de prestige, et même des supports pédagogiques, transmettant la philosophie et l’histoire du peuple. Leur usage était encadré par des spécialistes, souvent liés à la cour royale, soulignant leur dimension sacrée et politique.
Les poids à peser l’or Akan, appelés mram ou ahindra-yobwe en langue Twi, réputés dans l'art d'Afrique de l'Ouest sont bien plus que de simples instruments de mesure : ils constituent un patrimoine culturel et symbolique unique en Afrique de l’Ouest.Ces petites figurines en laiton ou en bronze, utilisées du XVe au début du XXe siècle, servaient à peser la poudre d’or, monnaie d’échange majeure dans les royaumes Akan (Ashanti, Baoulé, Fanti, etc.), situés principalement au Ghana et en Côte d’Ivoire.
Leur précision, souvent inférieure à 2,5 onces, témoigne d’un savoir-faire artisanal remarquable, étalonné à partir de graines d’Abrus precatorius.
Ce qui rend ces objets exceptionnels, c’est leur double fonction : pratique et symbolique. Chaque poids représente un élément de la vie quotidienne, de la nature ou de la mythologie Akan – animaux, plantes, outils, scènes de la vie sociale, ou encore symboles adinkra.
Ils forment ainsi un véritable « musée miniature », illustrant les valeurs, les proverbes et les récits fondateurs de la société.
Par exemple, un poids en forme de crocodile peut évoquer la patience, tandis qu’une figure humaine assise rappelle l’importance de la sagesse et de la délibération collective. Les Akan sont particulièrement célèbres pour ces objets car leur système économique reposait sur l’or, ressource abondante dans la région.
Les poids, conservés dans des étuis de cuir ou de tissu appelés dja, étaient bien plus que des outils commerciaux : ils étaient des marqueurs de statut, des objets de prestige, et même des supports pédagogiques, transmettant la philosophie et l’histoire du peuple. Leur usage était encadré par des spécialistes, souvent liés à la cour royale, soulignant leur dimension sacrée et politique.