Masque luluwa (lulua), entre les rivières Kasaï et Sankuru, sud de la République démocratique du Congo.
Cette pièce séduit d’emblée par sa présence calme et son graphisme d’une grande finesse. Le visage, allongé et sobre, est rythmé par un modelé très doux : paupières mi-closes, arête nasale rectiligne, bouche discrète. L’ensemble est ensuite “vibré” par une ponctuation serrée de petites cupules, comme une peau travaillée au pointillé, qui capte la lumière et donne au masque une profondeur remarquable.
Par son esprit de synthèse, cette esthétique se rapproche naturellement de certaines recherches plastiques que l’on observe chez les Lega : économie des volumes, puissance silencieuse, équilibre entre abstraction et humanité. Ici, tout est tenu, mesuré, sans effet gratuit — un masque pensé pour durer, et pour “faire autorité” dans un ensemble de collection.
Au regard de la qualité d’exécution, de la construction des plans et de ce vocabulaire si particulier, l’œuvre peut être rapprochée du style — et possiblement de la main — de Jean Mandu ou de Mundilaayi Mushipu, tous deux originaires de Kalambayi, figures reconnues pour la force graphique et la maîtrise de leurs surfaces. Une attribution prudente, mais un rapprochement stylistique solide, qui situe immédiatement ce masque dans le haut du corpus luluwa.
Fiche technique
Masque luluwa (lulua), entre les rivières Kasaï et Sankuru, sud de la République démocratique du Congo.
Cette pièce séduit d’emblée par sa présence calme et son graphisme d’une grande finesse. Le visage, allongé et sobre, est rythmé par un modelé très doux : paupières mi-closes, arête nasale rectiligne, bouche discrète. L’ensemble est ensuite “vibré” par une ponctuation serrée de petites cupules, comme une peau travaillée au pointillé, qui capte la lumière et donne au masque une profondeur remarquable.
Par son esprit de synthèse, cette esthétique se rapproche naturellement de certaines recherches plastiques que l’on observe chez les Lega : économie des volumes, puissance silencieuse, équilibre entre abstraction et humanité. Ici, tout est tenu, mesuré, sans effet gratuit — un masque pensé pour durer, et pour “faire autorité” dans un ensemble de collection.
Au regard de la qualité d’exécution, de la construction des plans et de ce vocabulaire si particulier, l’œuvre peut être rapprochée du style — et possiblement de la main — de Jean Mandu ou de Mundilaayi Mushipu, tous deux originaires de Kalambayi, figures reconnues pour la force graphique et la maîtrise de leurs surfaces. Une attribution prudente, mais un rapprochement stylistique solide, qui situe immédiatement ce masque dans le haut du corpus luluwa.