Les Jonga (ou Djonga), groupe bantou d’Afrique centrale, sont établis dans une région située entre le sud du Gabon et le nord de la République du Congo.
Leur culture, marquée par une forte densité d’échanges avec les peuples voisins, se distingue par une production artistique et rituelle originale, notamment à travers l’usage de masques aux fonctions à la fois symboliques et sociales.
Les masques d'art traditionnel Jonga, souvent caractérisés par une division chromatique du visage en surfaces diagonales (noir, blanc, rouge), s’inscrivent dans un système de pensée où chaque couleur renvoie à une dimension spécifique : le noir évoque le monde invisible et les ancêtres, le blanc symbolise la pureté ou la transition, et le rouge incarne la vitalité et le pouvoir.
Leur style, à la fois épuré et expressif, reflète une abstraction maîtrisée, où la simplicité des formes sert à intensifier la présence spirituelle de l’objet.
Ces masques sont principalement associés à la société Nkoumi, une institution masculine initiatique chargée de préserver et de transmettre les savoirs rituels, médicaux et symboliques. Dans ce cadre, le masque n’est pas un simple accessoire esthétique, mais une entité active, capable de médiatiser les forces invisibles et d’assurer l’équilibre entre la communauté, les ancêtres et le monde des esprits. Les cérémonies, souvent fermées au public, concernent la guérison, la divination et les rites de passage, soulignant le rôle central du masque comme outil de transformation et de protection.
Les Jonga partagent avec d’autres groupes de la région (Mbole, Yela, Lengola) des traits culturels communs, notamment l’importance des scarifications et des teintures rituelles, qui rappellent les rites de passage et de guérison. Leur art, bien que moins connu que celui des Luba ou des Songye, témoigne d’une tradition vivante, où chaque objet porte la mémoire des échanges et des croyances qui structurent la vie sociale et spirituelle de ces populations forestières.
Fiche technique
Les Jonga (ou Djonga), groupe bantou d’Afrique centrale, sont établis dans une région située entre le sud du Gabon et le nord de la République du Congo.
Leur culture, marquée par une forte densité d’échanges avec les peuples voisins, se distingue par une production artistique et rituelle originale, notamment à travers l’usage de masques aux fonctions à la fois symboliques et sociales.
Les masques d'art traditionnel Jonga, souvent caractérisés par une division chromatique du visage en surfaces diagonales (noir, blanc, rouge), s’inscrivent dans un système de pensée où chaque couleur renvoie à une dimension spécifique : le noir évoque le monde invisible et les ancêtres, le blanc symbolise la pureté ou la transition, et le rouge incarne la vitalité et le pouvoir.
Leur style, à la fois épuré et expressif, reflète une abstraction maîtrisée, où la simplicité des formes sert à intensifier la présence spirituelle de l’objet.
Ces masques sont principalement associés à la société Nkoumi, une institution masculine initiatique chargée de préserver et de transmettre les savoirs rituels, médicaux et symboliques. Dans ce cadre, le masque n’est pas un simple accessoire esthétique, mais une entité active, capable de médiatiser les forces invisibles et d’assurer l’équilibre entre la communauté, les ancêtres et le monde des esprits. Les cérémonies, souvent fermées au public, concernent la guérison, la divination et les rites de passage, soulignant le rôle central du masque comme outil de transformation et de protection.
Les Jonga partagent avec d’autres groupes de la région (Mbole, Yela, Lengola) des traits culturels communs, notamment l’importance des scarifications et des teintures rituelles, qui rappellent les rites de passage et de guérison. Leur art, bien que moins connu que celui des Luba ou des Songye, témoigne d’une tradition vivante, où chaque objet porte la mémoire des échanges et des croyances qui structurent la vie sociale et spirituelle de ces populations forestières.