Masque zoomorphe africain Chokwe Ngulu, représentant un cochon ou cochon de brousse. La sculpture se distingue immédiatement par son architecture puissante : une tête compacte prolongée par un long groin cylindrique, deux grandes oreilles dressées et des yeux étroits percés en amande.
Le sculpteur a privilégié des volumes francs et parfaitement lisibles. Le museau, fortement projeté vers l’avant, s’achève par deux profondes ouvertures nasales, tandis qu’un relief courbe souligne sa naissance. Les immenses oreilles triangulaires encadrent le visage et renforcent encore l’impression animale. La surface présente une belle gamme de tons brun sombre à brun rouge, avec des variations de matière particulièrement expressives.
Chez les Chokwe, les Ngulu appartiennent au répertoire plus rare des masques animaliers. Le Metropolitan Museum identifie cette typologie comme une représentation du bush pig, ou cochon de brousse. Ces figures animales se distinguent des personnages humains idéalisés tels que Mwana Pwo et mettent davantage en scène le caractère instinctif, indiscipliné ou imprévisible du monde animal. Certains exemplaires documentés intervenaient dans des performances en relation avec d’autres personnages masqués Chokwe.
La forme de l’arrière et les perforations visibles sur le pourtour sont également significatives : les Ngulu étaient conçus comme de véritables masques-coiffes, portés au-dessus de la tête et complétés à l’origine par des éléments textiles ou végétaux dissimulant le danseur. Un exemplaire publié par Dorotheum, rapproché notamment des travaux de Marie-Louise Bastin et Manuel Jordan, présente ce même principe de port.
Fiche technique
Vous aimerez aussi
Masque zoomorphe africain Chokwe Ngulu, représentant un cochon ou cochon de brousse. La sculpture se distingue immédiatement par son architecture puissante : une tête compacte prolongée par un long groin cylindrique, deux grandes oreilles dressées et des yeux étroits percés en amande.
Le sculpteur a privilégié des volumes francs et parfaitement lisibles. Le museau, fortement projeté vers l’avant, s’achève par deux profondes ouvertures nasales, tandis qu’un relief courbe souligne sa naissance. Les immenses oreilles triangulaires encadrent le visage et renforcent encore l’impression animale. La surface présente une belle gamme de tons brun sombre à brun rouge, avec des variations de matière particulièrement expressives.
Chez les Chokwe, les Ngulu appartiennent au répertoire plus rare des masques animaliers. Le Metropolitan Museum identifie cette typologie comme une représentation du bush pig, ou cochon de brousse. Ces figures animales se distinguent des personnages humains idéalisés tels que Mwana Pwo et mettent davantage en scène le caractère instinctif, indiscipliné ou imprévisible du monde animal. Certains exemplaires documentés intervenaient dans des performances en relation avec d’autres personnages masqués Chokwe.
La forme de l’arrière et les perforations visibles sur le pourtour sont également significatives : les Ngulu étaient conçus comme de véritables masques-coiffes, portés au-dessus de la tête et complétés à l’origine par des éléments textiles ou végétaux dissimulant le danseur. Un exemplaire publié par Dorotheum, rapproché notamment des travaux de Marie-Louise Bastin et Manuel Jordan, présente ce même principe de port.