Sommet de sceptre Luba “kibango” – régalia / insigne d’autorité (République démocratique du Congo, milieu XXe siècle)
Le kibango est un sceptre cérémoniel emblématique dans l’univers politique et rituel des Luba (Baluba), en République démocratique du Congo. Plus qu’un objet décoratif, il s’inscrit dans l’ensemble des regalia : des insignes prestigieux destinés à identifier et glorifier le roi, les chefs et les dignitaires qui composent une hiérarchie de pouvoir complexe. Les traditions luba considèrent leurs rois comme investis d’un statut sacré, dotés de pouvoirs surnaturels susceptibles d’influencer le bien-être social et la fertilité des terres. En tant que descendants des fondateurs, les dirigeants luba possèdent le bulopwe, le “sang sacré”, qui leur confère le droit de gouverner et les autorise à détenir des regalia remarquables (objets sculptés, métal, perles, fourrures, plumes, etc.).
Sur le plan de l’usage, ces sceptres et leurs sommets sont directement liés à la vie institutionnelle et cérémonielle : les rites d’investiture royale se structurent autour du transfert de ces insignes, considérés comme l’incarnation de l’essence même de la royauté. Présenté en cérémonie, tenu en main ou exhibé comme marque visible du rang, le kibango fonctionne comme un signe d’autorité immédiatement lisible, tout en renvoyant à une continuité dynastique et à la légitimité du détenteur.
D’un point de vue formel, ces sculptures reprennent parfois des silhouettes issues d’outils utilitaires (supports d’arc à trois pointes, bâtons en forme de pagaie), rappelant l’ancien fond économique de chasse et de pêche, transformé en emblèmes raffinés du commandement. Ce sommet de sceptre, pensé pour être vu “en situation”, présente une présence sculpturale forte, renforcée par la patine et l’équilibre des volumes, qui soulignent sa fonction d’insigne plutôt que d’objet purement décoratif.
Fiche technique
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Sur le plan de l’usage, ces sceptres et leurs sommets sont directement liés à la vie institutionnelle et cérémonielle : les rites d’investiture royale se structurent autour du transfert de ces insignes, considérés comme l’incarnation de l’essence même de la royauté. Présenté en cérémonie, tenu en main ou exhibé comme marque visible du rang, le kibango fonctionne comme un signe d’autorité immédiatement lisible, tout en renvoyant à une continuité dynastique et à la légitimité du détenteur.
D’un point de vue formel, ces sculptures reprennent parfois des silhouettes issues d’outils utilitaires (supports d’arc à trois pointes, bâtons en forme de pagaie), rappelant l’ancien fond économique de chasse et de pêche, transformé en emblèmes raffinés du commandement. Ce sommet de sceptre, pensé pour être vu “en situation”, présente une présence sculpturale forte, renforcée par la patine et l’équilibre des volumes, qui soulignent sa fonction d’insigne plutôt que d’objet purement décoratif.