Cette statue féminine Luba se distingue par une construction puissante et hiératique : jambes fléchies, grands pieds solidement posés, torse étiré et tête volontairement surdimensionnée. Les mains ramenées vers les seins constituent l’un des gestes les plus emblématiques de la statuaire féminine Luba.
Le visage, aux yeux en amande et à la bouche projetée, est surmonté d’une coiffure particulièrement élaborée, profondément sculptée à l’arrière. Le cou annelé et les motifs géométriques scarifiés sur l’abdomen complètent l’image d’une femme de statut élevé.
Dans la pensée politique Luba, la représentation féminine occupe une place essentielle. Les femmes de la cour pouvaient être conseillères, dignitaires, ambassadrices ou médiums spirituelles ; surtout, le corps féminin était considéré comme un réceptacle privilégié du pouvoir spirituel et de la continuité de la royauté. Le geste des mains aux seins renvoie ainsi moins à la maternité au sens littéral qu’à la transmission, aux secrets de la royauté et aux bizila, prescriptions et interdits dont les femmes étaient les gardiennes.
Le Smithsonian documente précisément ce type de figure et ce même geste dans la statuaire Luba.
Cette pièce s’inscrit donc dans le vaste ensemble des images féminines liées au pouvoir Luba, que l’on retrouve également sur les sièges lupona, les bâtons d’autorité kibango et d’autres insignes royaux.
Fiche technique
Vous aimerez aussi
Cette statue féminine Luba se distingue par une construction puissante et hiératique : jambes fléchies, grands pieds solidement posés, torse étiré et tête volontairement surdimensionnée. Les mains ramenées vers les seins constituent l’un des gestes les plus emblématiques de la statuaire féminine Luba.
Le visage, aux yeux en amande et à la bouche projetée, est surmonté d’une coiffure particulièrement élaborée, profondément sculptée à l’arrière. Le cou annelé et les motifs géométriques scarifiés sur l’abdomen complètent l’image d’une femme de statut élevé.
Dans la pensée politique Luba, la représentation féminine occupe une place essentielle. Les femmes de la cour pouvaient être conseillères, dignitaires, ambassadrices ou médiums spirituelles ; surtout, le corps féminin était considéré comme un réceptacle privilégié du pouvoir spirituel et de la continuité de la royauté. Le geste des mains aux seins renvoie ainsi moins à la maternité au sens littéral qu’à la transmission, aux secrets de la royauté et aux bizila, prescriptions et interdits dont les femmes étaient les gardiennes.
Le Smithsonian documente précisément ce type de figure et ce même geste dans la statuaire Luba.
Cette pièce s’inscrit donc dans le vaste ensemble des images féminines liées au pouvoir Luba, que l’on retrouve également sur les sièges lupona, les bâtons d’autorité kibango et d’autres insignes royaux.