Tout l’intérêt de cet appuie-nuque Mfinu réside dans l’économie remarquable de sa construction. Aucun décor superflu : l’objet est entièrement pensé par le jeu des volumes, des vides et des lignes horizontales. Une longue assise légèrement incurvée domine une structure ajourée organisée sur deux niveaux, elle-même posée sur une base étirée qui assure à l'ensemble une grande stabilité visuelle.
Cette architecture presque abstraite est particulièrement intéressante dans le contexte des arts Mfinu. Des exemplaires documentés de cette tradition se distinguent précisément par une réduction des formes à des plans géométriques très épurés, dans lesquels peut parfois se deviner une évocation extrêmement stylisée du corps humain. Ici, les quatre ouvertures rectangulaires et l'étranglement central produisent un rythme puissant, presque architectural, tandis que les deux longues courbes de la base et de l'appui supérieur viennent adoucir cette construction orthogonale.
L'objet conserve cependant sa fonction première. Les appuie-nuques constituent un mobilier personnel destiné à soutenir la tête ou le cou durant le repos. Dans de nombreuses sociétés africaines, ils contribuaient également à préserver des coiffures élaborées et pouvaient dépasser leur simple usage pratique pour devenir des objets liés à l'identité ou au prestige de leur propriétaire.
La surface du bois présente ici de belles nuances brunes, avec des zones plus claires sur les parties naturellement exposées au contact. L'assise supérieure, doucement creusée, contraste avec la construction géométrique très affirmée du piètement.
Fiche technique
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Tout l’intérêt de cet appuie-nuque Mfinu réside dans l’économie remarquable de sa construction. Aucun décor superflu : l’objet est entièrement pensé par le jeu des volumes, des vides et des lignes horizontales. Une longue assise légèrement incurvée domine une structure ajourée organisée sur deux niveaux, elle-même posée sur une base étirée qui assure à l'ensemble une grande stabilité visuelle.
Cette architecture presque abstraite est particulièrement intéressante dans le contexte des arts Mfinu. Des exemplaires documentés de cette tradition se distinguent précisément par une réduction des formes à des plans géométriques très épurés, dans lesquels peut parfois se deviner une évocation extrêmement stylisée du corps humain. Ici, les quatre ouvertures rectangulaires et l'étranglement central produisent un rythme puissant, presque architectural, tandis que les deux longues courbes de la base et de l'appui supérieur viennent adoucir cette construction orthogonale.
L'objet conserve cependant sa fonction première. Les appuie-nuques constituent un mobilier personnel destiné à soutenir la tête ou le cou durant le repos. Dans de nombreuses sociétés africaines, ils contribuaient également à préserver des coiffures élaborées et pouvaient dépasser leur simple usage pratique pour devenir des objets liés à l'identité ou au prestige de leur propriétaire.
La surface du bois présente ici de belles nuances brunes, avec des zones plus claires sur les parties naturellement exposées au contact. L'assise supérieure, doucement creusée, contraste avec la construction géométrique très affirmée du piètement.