Les masques africains Dan, originaires de l’ouest de la Côte d’Ivoire et du Liberia, occupent une place centrale dans la vie spirituelle et sociale des communautés de l'ethnie éponyme.
Ces objets d'art traditionnel, bien plus que de simples sculptures, incarnent des esprits ou des forces invisibles, appelés « gle » ou « ge ». Leur usage est étroitement lié aux rituels d’initiation, aux cérémonies funéraires et à la résolution de conflits.
Les masques Dan se distinguent par leur style épuré et leur expressivité saisissante. Souvent ovales, avec un front haut, des yeux en amande et une bouche petite ou close, ils symbolisent la sagesse et la retenue.
Certains, comme les masques « deangle » (ou « gunye ge »), sont caractérisés par une patine lisse et brillante, obtenue par des années de frottements avec des huiles et des pigments.
D’autres, plus rares, arborent des traits plus anguleux ou des scarifications, reflétant la diversité des clans et des fonctions rituelles.
Dans la culture Dan, ces masques ne sont pas portés au hasard : ils apparaissent lors de danses sacrées, où le danseur, caché sous une tunique de raphia, incarne l’esprit du masque. Ces performances, souvent nocturnes, visent à apaiser les tensions, à honorer les ancêtres ou à marquer le passage à l’âge adulte. Le masque devient alors un médiateur entre les vivants et le monde invisible, garant de l’équilibre social.
Fiche technique
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Les masques africains Dan, originaires de l’ouest de la Côte d’Ivoire et du Liberia, occupent une place centrale dans la vie spirituelle et sociale des communautés de l'ethnie éponyme.
Ces objets d'art traditionnel, bien plus que de simples sculptures, incarnent des esprits ou des forces invisibles, appelés « gle » ou « ge ». Leur usage est étroitement lié aux rituels d’initiation, aux cérémonies funéraires et à la résolution de conflits.
Les masques Dan se distinguent par leur style épuré et leur expressivité saisissante. Souvent ovales, avec un front haut, des yeux en amande et une bouche petite ou close, ils symbolisent la sagesse et la retenue.
Certains, comme les masques « deangle » (ou « gunye ge »), sont caractérisés par une patine lisse et brillante, obtenue par des années de frottements avec des huiles et des pigments.
D’autres, plus rares, arborent des traits plus anguleux ou des scarifications, reflétant la diversité des clans et des fonctions rituelles.
Dans la culture Dan, ces masques ne sont pas portés au hasard : ils apparaissent lors de danses sacrées, où le danseur, caché sous une tunique de raphia, incarne l’esprit du masque. Ces performances, souvent nocturnes, visent à apaiser les tensions, à honorer les ancêtres ou à marquer le passage à l’âge adulte. Le masque devient alors un médiateur entre les vivants et le monde invisible, garant de l’équilibre social.