Dans l'art africain traditionne, les oracles katatora (ou kashekesheke) occupent une place centrale dans la tradition spirituelle et sociale du peuple Luba, en République démocratique du Congo.
Ces objets sacrés sont manipulés par des devins pour interroger les ancêtres et les esprits. Leur nom, katatora, évoque l’idée de « ce qui est jeté » ou « dispersé », reflétant leur utilisation rituelle : les éléments sont lancés sur une surface, et leur disposition révèle des messages interprétés comme des réponses aux questions posées.
Dans la cosmogonie Luba, les oracles servent de pont entre le monde visible et l’invisible, permettant de résoudre des conflits, de guider des décisions importantes (mariages, voyages, récoltes) ou de diagnostiquer des maux. Leur pratique, transmise de génération en génération, incarne la sagesse collective et la mémoire des ancêtres. Les katatora ne sont pas de simples outils divatoires, mais des symboles de l’équilibre entre l’individu, la communauté et le sacré.
Aujourd’hui, malgré les influences extérieures, ces oracles restent un marqueur identitaire fort, rappelant la persistance des savoirs traditionnels dans un monde en mutation. Leur usage, souvent discret, témoigne de la résilience d’une culture où le spirituel et le quotidien s’entrelacent.
Fiche technique
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Dans l'art africain traditionne, les oracles katatora (ou kashekesheke) occupent une place centrale dans la tradition spirituelle et sociale du peuple Luba, en République démocratique du Congo.
Ces objets sacrés sont manipulés par des devins pour interroger les ancêtres et les esprits. Leur nom, katatora, évoque l’idée de « ce qui est jeté » ou « dispersé », reflétant leur utilisation rituelle : les éléments sont lancés sur une surface, et leur disposition révèle des messages interprétés comme des réponses aux questions posées.
Dans la cosmogonie Luba, les oracles servent de pont entre le monde visible et l’invisible, permettant de résoudre des conflits, de guider des décisions importantes (mariages, voyages, récoltes) ou de diagnostiquer des maux. Leur pratique, transmise de génération en génération, incarne la sagesse collective et la mémoire des ancêtres. Les katatora ne sont pas de simples outils divatoires, mais des symboles de l’équilibre entre l’individu, la communauté et le sacré.
Aujourd’hui, malgré les influences extérieures, ces oracles restent un marqueur identitaire fort, rappelant la persistance des savoirs traditionnels dans un monde en mutation. Leur usage, souvent discret, témoigne de la résilience d’une culture où le spirituel et le quotidien s’entrelacent.