Cette sculpture masculine africaine d'origine Yaka est identifiée comme une figurine-récipient kumbu di mpemba plutôt que comme une simple statue-coupe. L’élément décisif est la tête entièrement amovible, qui ferme la cavité ménagée dans le corps. Viviane Baeke décrit précisément le kumbu di pheemba comme un récipient anthropomorphe destiné à conserver le pheemba, argile blanche ou kaolin intervenant dans les rites d’intronisation des chefs yaka. Ce matériau participait à la transmission symbolique de l’autorité et de la force vitale entre le chef défunt et son successeur.
La pièce reprend avec beaucoup de caractère le vocabulaire plastique Yaka : grand nez retroussé et projeté, yeux étirés presque clos, bouche laissant apparaître les dents, marques sous les yeux et haute coiffure en crête. Ces traits trouvent des correspondances dans des œuvres Yaka documentées par le Metropolitan Museum et le Smithsonian. Le corps masculin, solidement campé sur des jambes fléchies, présente un abdomen généreusement modelé devant lequel les longs bras se rejoignent. Deux cabochons en alliage cuivreux ponctuent les flancs. La belle patine brun sombre, nuancée par les manipulations et l’usure, renforce la présence sculpturale de l’ensemble.
Le type est solidement documenté : une kumbu di mpemba du XIXe siècle publiée dans Finalité sans fin mesure 24,5 cm (celle-ci mesure 27 cm), tandis qu’un autre exemplaire de référence fut publié par Arthur P. Bourgeois dans Art of the Yaka and Suku et présenté comme boîte rituelle Yaka du Kwango.
Fiche technique
Cette sculpture masculine africaine d'origine Yaka est identifiée comme une figurine-récipient kumbu di mpemba plutôt que comme une simple statue-coupe. L’élément décisif est la tête entièrement amovible, qui ferme la cavité ménagée dans le corps. Viviane Baeke décrit précisément le kumbu di pheemba comme un récipient anthropomorphe destiné à conserver le pheemba, argile blanche ou kaolin intervenant dans les rites d’intronisation des chefs yaka. Ce matériau participait à la transmission symbolique de l’autorité et de la force vitale entre le chef défunt et son successeur.
La pièce reprend avec beaucoup de caractère le vocabulaire plastique Yaka : grand nez retroussé et projeté, yeux étirés presque clos, bouche laissant apparaître les dents, marques sous les yeux et haute coiffure en crête. Ces traits trouvent des correspondances dans des œuvres Yaka documentées par le Metropolitan Museum et le Smithsonian. Le corps masculin, solidement campé sur des jambes fléchies, présente un abdomen généreusement modelé devant lequel les longs bras se rejoignent. Deux cabochons en alliage cuivreux ponctuent les flancs. La belle patine brun sombre, nuancée par les manipulations et l’usure, renforce la présence sculpturale de l’ensemble.
Le type est solidement documenté : une kumbu di mpemba du XIXe siècle publiée dans Finalité sans fin mesure 24,5 cm (celle-ci mesure 27 cm), tandis qu’un autre exemplaire de référence fut publié par Arthur P. Bourgeois dans Art of the Yaka and Suku et présenté comme boîte rituelle Yaka du Kwango.