Cette singulière figure africaine Lega aux bras levés peut être identifiée avec une assez forte vraisemblance comme un Katanda, type d’objet initiatique associé au Bwami. La comparaison avec l’exemplaire conservé au New Orleans Museum of Art est particulièrement parlante : celui-ci est précisément décrit comme une « natte de couchage anthropomorphe », avec bras dressés, visage couvert de kaolin et corps percé de nombreux trous. La présente sculpture reprend cette construction remarquable : corps aplati et ovoïde, longues perforations réparties sur toute sa surface, visage clair en relief au centre, bras prolongés verticalement jusqu’à des mains schématiques et jambes puissamment articulées.
Ces perforations ne sont pas de simples éléments décoratifs. Dans l’enseignement du Bwami, Katanda – littéralement la natte de couchage – renvoie à l’image d’une natte attaquée par des fourmis rouges.
Le Bowers Museum explique que cette métaphore servait à évoquer les conséquences de la paresse, du relâchement moral et de la conduite sexuelle susceptible de semer le désordre au sein de la communauté.
L’objet fonctionne ainsi moins comme une représentation individuelle que comme une image-mémoire destinée à transmettre un enseignement moral. Le contraste entre le visage blanchi, le bois sombre et le réseau spectaculaire de perforations confère à cette pièce une présence plastique particulièrement forte.
Ancienne collection Aimé-Lucien Mbungu Mbuka – Galerie Antika, Kinshasa, République démocratique du Congo.
Aimé-Lucien Mbungu Mbuka est actif depuis plusieurs décennies dans la conservation et la valorisation des arts traditionnels congolais à Kinshasa, où il dirige la Galerie Antika au Centre culturel Boboto. Sa présence à la tête de cette galerie est également documentée indépendamment dans les publications de Mémoires du Congo.
Fiche technique
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Cette singulière figure africaine Lega aux bras levés peut être identifiée avec une assez forte vraisemblance comme un Katanda, type d’objet initiatique associé au Bwami. La comparaison avec l’exemplaire conservé au New Orleans Museum of Art est particulièrement parlante : celui-ci est précisément décrit comme une « natte de couchage anthropomorphe », avec bras dressés, visage couvert de kaolin et corps percé de nombreux trous. La présente sculpture reprend cette construction remarquable : corps aplati et ovoïde, longues perforations réparties sur toute sa surface, visage clair en relief au centre, bras prolongés verticalement jusqu’à des mains schématiques et jambes puissamment articulées.
Ces perforations ne sont pas de simples éléments décoratifs. Dans l’enseignement du Bwami, Katanda – littéralement la natte de couchage – renvoie à l’image d’une natte attaquée par des fourmis rouges.
Le Bowers Museum explique que cette métaphore servait à évoquer les conséquences de la paresse, du relâchement moral et de la conduite sexuelle susceptible de semer le désordre au sein de la communauté.
L’objet fonctionne ainsi moins comme une représentation individuelle que comme une image-mémoire destinée à transmettre un enseignement moral. Le contraste entre le visage blanchi, le bois sombre et le réseau spectaculaire de perforations confère à cette pièce une présence plastique particulièrement forte.
Ancienne collection Aimé-Lucien Mbungu Mbuka – Galerie Antika, Kinshasa, République démocratique du Congo.
Aimé-Lucien Mbungu Mbuka est actif depuis plusieurs décennies dans la conservation et la valorisation des arts traditionnels congolais à Kinshasa, où il dirige la Galerie Antika au Centre culturel Boboto. Sa présence à la tête de cette galerie est également documentée indépendamment dans les publications de Mémoires du Congo.