Puissante figure africaine Songye de type nkishi, cette sculpture associe une architecture corporelle hiératique à un remarquable ensemble d’éléments rapportés. Le visage, construit en plans fermes sous une large arcade sourcilière, présente des yeux mi-clos, un nez triangulaire et des scarifications géométriques soulignant les joues. Une projection cornée s’élève au sommet de la coiffure striée. Collier de perles, liens de fibres, ceinture, enveloppe textile ou cuir et deux éléments suspendus latéralement enrichissent encore la présence matérielle de la figure.
Chez les Songye, un nkishi — pluriel mankishi — ne se réduisait pas à une sculpture : il devenait un objet de pouvoir par l’intervention d’un spécialiste rituel, le nganga. Celui-ci introduisait ou fixait des matières actives, appelées bishimba, dans des cavités ou réceptacles, notamment au niveau de la tête et du ventre. Ces figures pouvaient intervenir dans la protection, la guérison et la médiation entre le monde humain et les forces spirituelles.
La conservation de nombreux accessoires sur cet exemplaire est particulièrement intéressante : perles, fibres et charges périphériques ne sont pas de simples ornements mais participent, dans la tradition Songye, à la constitution rituelle de l’objet. Leur contenu ou leur fonction précise ne peuvent toutefois être déterminés sans analyse matérielle. L’équilibre entre puissance plastique, complexité rituelle et belle patine d’usage confère à cette figure une présence particulièrement forte.
Fiche technique
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Puissante figure africaine Songye de type nkishi, cette sculpture associe une architecture corporelle hiératique à un remarquable ensemble d’éléments rapportés. Le visage, construit en plans fermes sous une large arcade sourcilière, présente des yeux mi-clos, un nez triangulaire et des scarifications géométriques soulignant les joues. Une projection cornée s’élève au sommet de la coiffure striée. Collier de perles, liens de fibres, ceinture, enveloppe textile ou cuir et deux éléments suspendus latéralement enrichissent encore la présence matérielle de la figure.
Chez les Songye, un nkishi — pluriel mankishi — ne se réduisait pas à une sculpture : il devenait un objet de pouvoir par l’intervention d’un spécialiste rituel, le nganga. Celui-ci introduisait ou fixait des matières actives, appelées bishimba, dans des cavités ou réceptacles, notamment au niveau de la tête et du ventre. Ces figures pouvaient intervenir dans la protection, la guérison et la médiation entre le monde humain et les forces spirituelles.
La conservation de nombreux accessoires sur cet exemplaire est particulièrement intéressante : perles, fibres et charges périphériques ne sont pas de simples ornements mais participent, dans la tradition Songye, à la constitution rituelle de l’objet. Leur contenu ou leur fonction précise ne peuvent toutefois être déterminés sans analyse matérielle. L’équilibre entre puissance plastique, complexité rituelle et belle patine d’usage confère à cette figure une présence particulièrement forte.