Cette cloche d'art africain Kongo Dibu associe avec beaucoup de force un instrument rituel à une véritable sculpture figurative. Le corps de la cloche adopte une ample forme circulaire en bois, surmontée d’une figure féminine assise, les jambes repliées et les mains posées sur les genoux. Cette figure joue ici le rôle d’une poignée sculptée tout en donnant à l’objet une présence presque statuaire.
La caisse de résonance est couverte d’un décor soigneusement incisé : des compositions quadrillées et triangulaires s’organisent autour d’un motif central en étoile, créant un jeu graphique particulièrement lisible sur la patine brun sombre. Les petits éléments en fibres encore présents à proximité de la partie supérieure viennent compléter la matérialité de l’ensemble.
Chez les Kongo, les cloches en bois désignées dibu — madibu au pluriel — pouvaient appartenir au registre du nganga, spécialiste intervenant notamment dans les pratiques liées aux nkisi. Le Metropolitan Museum souligne leur dimension symbolique, associant le son de la cloche à la faculté de percevoir et d’interagir avec des forces invisibles.
L’AfricaMuseum précise que les exemplaires destinés au nganga se distinguent notamment par leur plus grande richesse décorative, leur poignée sculptée et leurs motifs géométriques.
Fiche technique
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Cette cloche d'art africain Kongo Dibu associe avec beaucoup de force un instrument rituel à une véritable sculpture figurative. Le corps de la cloche adopte une ample forme circulaire en bois, surmontée d’une figure féminine assise, les jambes repliées et les mains posées sur les genoux. Cette figure joue ici le rôle d’une poignée sculptée tout en donnant à l’objet une présence presque statuaire.
La caisse de résonance est couverte d’un décor soigneusement incisé : des compositions quadrillées et triangulaires s’organisent autour d’un motif central en étoile, créant un jeu graphique particulièrement lisible sur la patine brun sombre. Les petits éléments en fibres encore présents à proximité de la partie supérieure viennent compléter la matérialité de l’ensemble.
Chez les Kongo, les cloches en bois désignées dibu — madibu au pluriel — pouvaient appartenir au registre du nganga, spécialiste intervenant notamment dans les pratiques liées aux nkisi. Le Metropolitan Museum souligne leur dimension symbolique, associant le son de la cloche à la faculté de percevoir et d’interagir avec des forces invisibles.
L’AfricaMuseum précise que les exemplaires destinés au nganga se distinguent notamment par leur plus grande richesse décorative, leur poignée sculptée et leurs motifs géométriques.