D’une présence particulièrement saisissante, ce masque attribué aux Wè, également désignés Guéré, se distingue par une construction puissante associant sculpture sur bois et matériaux rapportés. Le visage, volontairement expressif, est structuré par de larges volumes : front bombé, arcades épaisses, yeux profondément abrités, nez massif et bouche ouverte laissant apparaître deux éléments évoquant des crocs. Les grandes oreilles latérales renforcent encore sa silhouette spectaculaire.
La sculpture est enrichie d’une abondante pilosité, formant moustache, barbe et encadrement du regard. Une coiffe rembourrée de tissu surmonte le front, tandis que d’autres fragments textiles enveloppent l’arrière du masque. Cette association de bois, de fibres, de poils, de tissu et d’éléments organiques est caractéristique de certains masques Wè conçus comme de véritables assemblages, dont l’efficacité visuelle reposait autant sur les matériaux que sur la forme sculptée. Des œuvres comparables conservées dans les musées associent notamment bois, étoffe, cheveux, peau et dents animales.
Chez les Wè, les masques pouvaient intervenir dans des contextes variés liés à la médiation, au maintien de l’ordre, à la justice ou à des événements communautaires importants. Il reste toutefois délicat d’attribuer un nom ou une fonction précise à un masque séparé de son costume, de sa danse et de son contexte d’origine.
Par son modelé énergique, la richesse de ses matières et son expression farouche, cet exemplaire constitue une œuvre d’une grande force décorative.
Fiche technique
Vous aimerez aussi
D’une présence particulièrement saisissante, ce masque attribué aux Wè, également désignés Guéré, se distingue par une construction puissante associant sculpture sur bois et matériaux rapportés. Le visage, volontairement expressif, est structuré par de larges volumes : front bombé, arcades épaisses, yeux profondément abrités, nez massif et bouche ouverte laissant apparaître deux éléments évoquant des crocs. Les grandes oreilles latérales renforcent encore sa silhouette spectaculaire.
La sculpture est enrichie d’une abondante pilosité, formant moustache, barbe et encadrement du regard. Une coiffe rembourrée de tissu surmonte le front, tandis que d’autres fragments textiles enveloppent l’arrière du masque. Cette association de bois, de fibres, de poils, de tissu et d’éléments organiques est caractéristique de certains masques Wè conçus comme de véritables assemblages, dont l’efficacité visuelle reposait autant sur les matériaux que sur la forme sculptée. Des œuvres comparables conservées dans les musées associent notamment bois, étoffe, cheveux, peau et dents animales.
Chez les Wè, les masques pouvaient intervenir dans des contextes variés liés à la médiation, au maintien de l’ordre, à la justice ou à des événements communautaires importants. Il reste toutefois délicat d’attribuer un nom ou une fonction précise à un masque séparé de son costume, de sa danse et de son contexte d’origine.
Par son modelé énergique, la richesse de ses matières et son expression farouche, cet exemplaire constitue une œuvre d’une grande force décorative.