Cette statue africaine Mbole appartient à la typologie particulièrement forte des Ofika, figures représentant symboliquement un condamné pendu. La silhouette allongée, le corps comme suspendu entre deux montants et les membres relâchés donnent à l’ensemble une remarquable tension verticale. Le visage clair, traité avec sobriété, contraste avec la profondeur de la patine du corps et concentre le regard.
Chez les Mbole de la région du Lomami, ces figures étaient associées à la société initiatique Lilwa, institution majeure qui assumait des fonctions à la fois morales, éducatives, judiciaires, sociales et politiques.
Les Ofika étaient montrés aux initiés lors de moments déterminants de leur formation afin d’incarner les conséquences de la transgression des règles collectives. Ils servaient notamment à rappeler le respect dû aux anciens et à condamner le vol, le mensonge, l’adultère ou d’autres atteintes à l’ordre social.
Selon les sources ethnographiques reprises par le Metropolitan Museum, ces sculptures pouvaient perpétuer la mémoire de personnes réellement condamnées par le Lilwa, sans pour autant constituer des portraits. Elles comptaient parmi les objets les plus puissants et les plus rarement exposés de cette société initiatique, généralement conservés hors de la vue des non-initiés. Leur caractère à la fois judiciaire, commémoratif et initiatique confère aux Ofika une place singulière dans la statuaire de la forêt congolaise.
Fiche technique
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Cette statue africaine Mbole appartient à la typologie particulièrement forte des Ofika, figures représentant symboliquement un condamné pendu. La silhouette allongée, le corps comme suspendu entre deux montants et les membres relâchés donnent à l’ensemble une remarquable tension verticale. Le visage clair, traité avec sobriété, contraste avec la profondeur de la patine du corps et concentre le regard.
Chez les Mbole de la région du Lomami, ces figures étaient associées à la société initiatique Lilwa, institution majeure qui assumait des fonctions à la fois morales, éducatives, judiciaires, sociales et politiques.
Les Ofika étaient montrés aux initiés lors de moments déterminants de leur formation afin d’incarner les conséquences de la transgression des règles collectives. Ils servaient notamment à rappeler le respect dû aux anciens et à condamner le vol, le mensonge, l’adultère ou d’autres atteintes à l’ordre social.
Selon les sources ethnographiques reprises par le Metropolitan Museum, ces sculptures pouvaient perpétuer la mémoire de personnes réellement condamnées par le Lilwa, sans pour autant constituer des portraits. Elles comptaient parmi les objets les plus puissants et les plus rarement exposés de cette société initiatique, généralement conservés hors de la vue des non-initiés. Leur caractère à la fois judiciaire, commémoratif et initiatique confère aux Ofika une place singulière dans la statuaire de la forêt congolaise.