Spectaculaire masque africain Grebo-Krou de conception fortement géométrique, sculpté dans une planche épaisse au profil légèrement concave. La composition est dominée par une longue arête nasale médiane et par dix projections cylindriques disposées symétriquement, alternativement rehaussées de pigments ocre et bleu-noir.
Deux grands champs triangulaires colorés structurent le front tandis qu’une petite bouche saillante, encore soulignée de rouge, anime la partie inférieure. Les perforations visibles autour du visage servaient vraisemblablement à fixer les éléments du costume.
Ce langage plastique appartient à la célèbre tradition des masques dits Grebo, Krou ou anciennement « de Sassandra », développée entre le sud-est du Libéria et le sud-ouest de la Côte d’Ivoire. Le musée du quai Branly souligne que les attributions précises restent délicates, des formes voisines ayant circulé chez plusieurs populations du groupe linguistique krou. Les yeux saillants caractéristiques de cette tradition ont été interprétés comme l’expression d’une vision intensifiée, voire d’une capacité d’omnivoyance. Le Metropolitan Museum les associe également, dans certains contextes Kru, aux qualités idéales du guerrier. Leur fonction pouvait toutefois varier selon les communautés et les circonstances : rites d’initiation, funérailles, pratiques judiciaires ou manifestations liées aux sociétés masculines.
La radicalité de cette construction — face plane, volumes projetés et organisation presque abstraite — explique l’impact majeur de ces masques sur le regard porté par les artistes européens du début du XXe siècle sur les arts africains.
Socle haut de gamme réalisé sur mesure offert, pour une présentation de qualité galerie.
Fiche technique
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Spectaculaire masque africain Grebo-Krou de conception fortement géométrique, sculpté dans une planche épaisse au profil légèrement concave. La composition est dominée par une longue arête nasale médiane et par dix projections cylindriques disposées symétriquement, alternativement rehaussées de pigments ocre et bleu-noir.
Deux grands champs triangulaires colorés structurent le front tandis qu’une petite bouche saillante, encore soulignée de rouge, anime la partie inférieure. Les perforations visibles autour du visage servaient vraisemblablement à fixer les éléments du costume.
Ce langage plastique appartient à la célèbre tradition des masques dits Grebo, Krou ou anciennement « de Sassandra », développée entre le sud-est du Libéria et le sud-ouest de la Côte d’Ivoire. Le musée du quai Branly souligne que les attributions précises restent délicates, des formes voisines ayant circulé chez plusieurs populations du groupe linguistique krou. Les yeux saillants caractéristiques de cette tradition ont été interprétés comme l’expression d’une vision intensifiée, voire d’une capacité d’omnivoyance. Le Metropolitan Museum les associe également, dans certains contextes Kru, aux qualités idéales du guerrier. Leur fonction pouvait toutefois varier selon les communautés et les circonstances : rites d’initiation, funérailles, pratiques judiciaires ou manifestations liées aux sociétés masculines.
La radicalité de cette construction — face plane, volumes projetés et organisation presque abstraite — explique l’impact majeur de ces masques sur le regard porté par les artistes européens du début du XXe siècle sur les arts africains.
Socle haut de gamme réalisé sur mesure offert, pour une présentation de qualité galerie.